Cvt pour ma soeur 9021

Pour ma sœur - Louis MERCADIE

Partie se louer quelques mois plus tôt dans un village voisin, Mathilde revient voir sa mère...

4ème de couverture

Partie se louer quelques mois plus tôt dans un village voisin, Mathilde revient voir sa mère. Découvrant alors que cette dernière se serait suicidée, elle apprend en même temps l’existence de sa petite sœur, Olympe. Comment la courageuse Jeanne a-t-elle pu abandonner son nourrisson ? D’autant plus que, selon les dires d’une voisine, elle la chérissait plus que tout. Décidée à retrouver Olympe, qui a été́ placée dans un couvent, Mathilde n’aura de cesse de chercher celle qui, elle en est bientôt persuadée, est une des victimes d’un trafic d’enfants entre la France et l’Espagne de Franco.

Mon avis

1939 - Un joli roman relatant parallèlement la vie de deux sœurs nées à 15 ans d'intervalle, qui ne se sont jamais vues et seront à la recherche l'une de l'autre pendant des années. Elles n'auront de cesse de faire des recherches sur la mort mystérieuse de leur mère, retrouvée noyée dans le lavoir. 

A travers leur récit, l'auteur nous dévoile les procédés douteux que certains couvents pratiquaient en faisant du trafic d'enfants entre la France et l'Espagne, évoque la maltraitance des enfants qui y séjournaient et dénonce les conditions des épouses battues.  L'heure du féminisme et de la libération des mœurs va sonner. 

De plus dans ce roman, l'auteur nous embarque et nous fait visiter le plateau de l'Aubrac, naviguer entre les départements du Cantal et de l'Aveyron et plus particulièrement dans la commune de Saint-Geniez-d'Olt qui sentait si bon la fraise et où l'on y découvre, la récolte, les usages et les fêtes qui en découlaient lors de son heure de gloire.

Une Région que je ne connais pas mais qui suite à la lecture de cet ouvrage me donne envie de la visiter tellement l'auteur sait nous la dépeindre avec amour.

Merci à l'auteur et aux Éditions De Borée et plus particulièrement à Virginie pour m'avoir envoyé ce livre en SP. 

Mon résumé

Après la mort de son mari, le puisatier, Jeanne et sa fille Mathilde quittent le Cantal, munies de quelques effets personnels et de ses livres d'institutrice, elles arrivent à St-Just-d ‘Aubrac. A la sortie du village, elles découvrent une vieille masure abandonnée et s'y installent. Jeanne, suite à ce décès, a perdu la foi. Elle est vite critiquée et rejetée par l'église et le village tout entier, mais elle assume ses actes et fait preuve de liberté. Les temps sont durs, aussi, Mathilde arrivée à l'âge de 15 ans part se louer dans l'Aveyron. Un an plus tard, lors d'un congé mérité et sans nouvelle de sa mère, elle revient au village où elle apprend brutalement que cette dernière se serait suicidée, noyée dans le lavoir, mais surtout qu'elle a eu un bébé qui a été confié au couvent. Après renseignements pris auprès de la mère supérieure, Pilar, elle apprend que c'était une fille, trop chétive et qu’elle serait décédée.

Mathilde tombe des nues, lorsque, la plus proche voisine lui dit que sa mère adorait Olympe, une belle petite sœur joufflue et en pleine forme. Mathilde ne croit ni au suicide de sa mère, ni à la mort de sa sœur, elle n'aura de cesse d'enquêter. 

Pendant ce temps Olympe, rebaptisée Carmen grandit en Espagne dans un orphelinat de sœurs où elle est maltraitée, elle n'est que révolte et colère, jusqu'au jour où elle va être adoptée par une famille de notables, bien comme il faut en apparence, mais son père adoptif frappe sa femme... Olympe assiste au décès de sa mère adoptive, sa soif de justice va être décuplée... 

José

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