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Les arbres ont aussi leur histoire - Alysa MORGON

Au cœur de la Provence, on se souviendra toujours de cette famille venue d’Italie. À peine arrivé, le père avait planté trois branches de peuplier rapportées de son pays dans son maigre balluchon.

4ème de couverture

Au cœur de la Provence, on se souviendra toujours de cette famille venue d’Italie. À peine arrivé, le père avait planté trois branches de peuplier rapportées de son pays dans son maigre balluchon. Des années plus tard, lorsque le fils Cesario, à la naissance de sa fille, veut perpétuer la tradition, il déclenche cette fois-ci une véritable révolution. L’arbre pousse si bien qu’il devient rapidement envahissant. Un véritable phénomène qui attire les foules ! Parfois, on entend le tremble chanter, même parler. Certains lui prêtent des pouvoirs, d’autres assurent qu’il les a guéris… Alors que les plus sages grondent et que les plus vindicatifs sont interloqués, les imaginations s’enflamment. Faudra-t-il abattre l’arbre pour retrouver la tranquillité ? Dans une ambiance des plus méridionales, au parler excessif et imagé, voilà une histoire aussi curieuse que mystérieuse, aussi amusante qu’émouvante, avec une pincée de fantaisie, ce petit grain de sel qui fait toujours rêver ! Ce roman est préfacé par Françoise Bourdon.

Mon avis

Je viens de terminé le petit dernier né de Alysa Morgon « Les arbres ont aussi leur histoire ».

Un livre coloré, parfumé et chantant, aux bons accents de Provence qui caractérisent bien l’auteure. Une histoire étonnante et pas ordinaire qui m’a tenue en haleine et dont je ne pouvais me décrocher, avec des phases tristes et douloureuses mais aussi de purs moments de bonheur, de gaité à l’aide de galéjades bien provençales, comme elle sait nous les rapporter. Alysa nous embarque dans un univers bien particulier ; la pièce maîtresse de son roman n’est pas un humain, mais un « Arbre », qui attire et retient  toute l’attention des villageois ; à sa vue, les langues se délient et les imaginations sont fertiles. C'est ce que nous conte avec brio Alysa Morgon, un pur bonheur !  Quelle imagination !

Après, à chacun sa vision ou sa perception ; personnellement ce livre me conforte dans l’idée que tout ce qui est différent rend les gens bien suspicieux et parfois même, mauvais. Cette incompréhension et cette réticence, les arbres aussi la subissent  et, tout comme les humains, ils ne sont pas toujours compris, ni acceptés, même après plusieurs générations ou plusieurs plantations, l'un et l'autre seront toujours des "Etrangers". Un arbre aussi peut être rejeté et critiqué, haï ou adulé selon les vertus qu'on lui porte. Cet arbre « bossu » possède une force et une rage de vivre malgré les attaques subies. Ce qui me fait penser aussi, au Handicap, mal compris, rejeté, mais pour celui qui le subit, une force à toujours aller plus loin, à se dépasser, à vivre tout simplement dans un monde cruel.  Le message que j’y ai vu Racisme, Différence, Handicap, Peur de l’inconnu, Rejet sont et seront toujours de mise.


Je ne m'étais jamais attardée sur ces arbres que sont les peupliers et ai appris d'eux plus que je ne le pensais. Il est certain que ceux qui se trouvent dans mon champ de vision à l'horizon m'interpellent encore plus aujourd'hui. Je les trouvais beaux aux différentes saisons et majestueux le soir dans le soleil couchant, mais maintenant c'est avec un autre regard que je les admirerai, peut être irai-je même écouter leur chanson ! 


 

Mon résumé

Nous sommes en Italie quand tout à coup la vie bascule pour deux petits, Marco et Teobaldo ; leur mère bien pauvre et désemparée par l’annonce de la mort de leur père les abandonne devant  la porte d’un orphelinat. Les années passent, Marco peu affectueux et torturé a mal tourné et est allé en maison de redressement, Téo devenu un homme travaille depuis tout jeune dans une peupleraie, c’est là qu’il y rencontre sa femme Anita, lorsqu’il apprend qu’elle est enceinte, il décide de s’expatrier, il veut tenter sa chance en France.
De la tristesse, de la nostalgie, pour cette famille venue d'Italie, des déracinés, tout comme les plants de pioppi qu’il a pris le soin d'emporter. C'est sur le dos du vieil âne acheté peu cher, qu'il transporte les rejets de peupliers, un petit bout de son l'Italie en somme. Arrivé en France, il découvre un endroit qui, hormis les arbres, lui rappelle tout à fait son pays, c'est donc en Provence qu'il décide de s'installer. A l'aide de leur maigres économies, il achète un vieux mazet abandonné situé sur les hauteurs d’un village et commence par y planter ses pioppi. Tout le monde rit de ce fada étranger et de son allée de peupliers. Quelques années plus tard, Cesario, le fils de Teobaldo, perpétue la tradition et plante un jeune peuplier dans un terrain qu'il vient d'acheter. C'est le jour des 7 ans de sa fille Rosie, que Cesario, tout comme son père lui a enseigné lorsqu'il était enfant, va mettre cette bouture en terre devant sa fille. Cette jeune pousse sera la propriété de Rosie, elle le nomme "Pioppolino", elle en est fière et le regarde grandir, chanter et se dresser majestueusement d'année en année. Quelquefois elle a l'impression qu'il lui parle et elle adore venir l'écouter mais, c'est sans compter sur la rage du voisin Ruat. Ce dernier ne supporte pas le coton qui se répand partout et recouvre son chant de melons. Un jour sa haine le pousse à s'en prendre au tremble, il cherche a le déraciner, le fait plier, rompre et se coucher. Mais.... le lendemain, le peuplier est à nouveau debout et en peu de temps, il va même se ressouder. Il en aura des séquelles certes, il sera "bossu", mais vivant ! Est ce un miracle ? A t'il des vertus ? Tout le village est secoué par cette étrangeté, chacun veut en tirer profit. Les gens se pressent à son pied pour y prier, se faire soigner et le vénérer. Cela prend des proportions qui perturbent et effraient Cesario. Va t-il falloir le couper pour retrouver la sérénité et la tranquillité ?

José

 

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Photo de mes pioppi

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