Créer un site internet

41icvg0etks sy291 bo1 204 203 200 ql40 ml2

La mémoire de l'art - Cyrille THIERS

1870, 1914, 1939. Ces trois conflits franco-allemands ont détruit des millions de vies, mais ils ont également affecté de façon dramatique le patrimoine artistique de nombreux pays.

4ème de couverture

1870, 1914, 1939. Ces trois conflits franco-allemands ont détruit des millions de vies, mais ils ont également affecté de façon dramatique le patrimoine artistique de nombreux pays. Bombardements aveugles, pillages, destructions organisées, spoliations… Grâce au dévouement d’hommes et femmes hors du commun, nombre d’œuvres inestimables ont miraculeusement traversé ces périodes, tandis que d’autres étaient perdues à jamais. Pourtant, certains tableaux que l’on croyait disparus resurgissent de temps à autre… Max, un galeriste parisien, torturé par la terrible histoire de sa famille, va se retrouver embarqué malgré lui dans une quête dont les révélations risquent fort d’ébranler le milieu si conservateur de l’art et des grands musées. Entraîné par la pétillante Louise, il devra partir à la poursuite de sa propre mémoire, avant d’espérer localiser ces si mystérieuses toiles qui feront jaillir bien plus de questions que de réponses.

Mon avis

Je ne suis pourtant pas trop livres policiers, enquêtes ou thrillers mais j'avoue franchement que ce livre m'a fort plu.  

D'ailleurs, dès que j'ai pris connaissance du thème "Le monde de l'art" et admiré la magnifique couverture qui représente l'homme de Vitruve de Léonard de Vinci, je m'y suis tout de suite fortement intéressée.

Lu rapidement car embarquée avec bonheur dans cette enquête palpitante ; des protagonistes très  sympathiques, j'ai eu un faible pour Max, galeriste à Paris, qui se voit embarqué malgré lui par la belle Louise. 

Naviguer dans le monde de l'art, visiter des musées, partir d'œuvres qui au cours des trois dernières guerres 1870 - 1914 - 1939-40 avaient été saisies par les Allemands et même volées au peuple Juif, j'avais soif d'en savoir plus. Certaines toiles ou sculptures ont complètement disparues lors des bombardements, mais de nos jours, des chefs d'oeuvres que le monde de l'art croyait à jamais disparus, refont surface de temps à autres, mis à l'abri par des spécialistes ou cachées précipitamment par leurs propriétaires qui ne sont pas revenus des camps. 

J'ai adoré me promener dans les coulisses du Musée du Louvre, sillonner ses galeries, ses laboratoires, me retrouver à Toulouse dans de vieux quartiers.  Une enquête rondement menée, pas de violence, pas de sang, mais de l'humour, de l'amour, des réflexions très judicieuses, des dialogues vifs qui nous entraînent nous aussi à essayer de résoudre les énigmes.  

Respect à l'immense travail de recherche  documentaire que l'auteur a dû faire et à sa performance pour insérer la fiction dans la réalité.  

Hélas, de nos jours, XXIe siècle, malgré tous les moyens mis en oeuvre et les précautions prises, les oeuvres d'art dans les musées, églises ou chez des collectionneurs privés ne sont pas à l'abri de vols, d'actes terroristes, malveillants ou incendies comme le dernier en date, celui de Notre Dame de Paris, ce qui donne des sueurs froides aux plus grands des conservateurs mondiaux. Faut-il exposer des copies dans les musées où y laisser les originaux ? 

Quant au vol de la Joconde en 1911, par un ouvrier en vitrerie, un Italien prénommé Vincenzo, j'ai lu son histoire il n'y a pas bien longtemps dans un beau roman écrit par une consoeur à l'auteur. 

Merci à Cyrille Thiers pour son envoi dédicacé et je ne dirai qu'une chose 

Vivement le prochain épisode !

 

Mon résumé

Max petit galeriste à Paris est content de sa soirée, il a exposé les peintures d'un jeune Hongrois, Luka Vida, et se réjouit pour le jeune artiste des retombées lucratives de cette soirée de vernissage et par là même le lancement, enfin, de sa galerie.  Enfin une revanche sur sa mère qu'il n'aime pas et avec qui il partage la galerie, cette dernière se situe au RDC d'un immeuble cossu dont il a hérité à moitié avec sa mère, l'un et l'autre toujours en désaccord, vivent chacun à un des étages. Max éprouve un malaise quant à l'acquisition de cet hôtel particulier, par son grand-père, acheté avec bien d'autres immeubles, objets d'art ou bijoux pour une bouchée de pain, pendant la guerre auprès de personnes d'origine juive qui étaient arrêtées et embarquées par les Allemands. Un grand-père qui a fait sa fortune sur le malheur des autres pendant la 2eme guerre mondiale.  

Après cette soirée bien arrosée et une chute évitée grâce à une sublime jeune femme, Louise, il se retrouve chez lui et cette dernière lui assure qu'elle est sa compagne. Aurait-il perdu la mémoire ?

Qu'à cela ne tienne, elle est dans son lit, il verra demain…

José

En savoir plus sur l'auteur

et aussi

Ajouter un commentaire