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Cœur de VERRE - Nicole PROVENCE

Givors, 1873. Fille du maître verrier Frédéric Mahler, Luciane est l'héritière d'une usine construite à Givors, dans le Rhône.

4ème de couverture

Givors, 1873. Fille du maître verrier Frédéric Mahler, Luciane est l'héritière d'une usine construite à Givors, dans le Rhône. Orpheline, son oncle et tuteur Joseph Mahler projette de spolier ses biens en la mariant avant sa majorité à son fils Werner, son cousin, malgré leur lien de sang. Tout aurait pu se concrétiser si Luciane, en se rendant discrètement un soir dans la salle des fours, n'avait pas admiré Adelmo, un souffleur de verre italien dont elle tombe amoureuse. La jeune fille découvre alors le triste sort des gagnoles, les petits enfants embauchés par un recruteur en Italie pour travailler dans les verreries de la région. Luciane, devra franchir bien des obstacles pour sauver son amour et sa verrerie.

Mon avis

Un beau roman ! Quand on le commence, on n'a plus envie de la lâcher. 

L'auteur nous embarque cette fois dans la chaleur torride des fours, au sein des verreries de Givors qui ont eu leur heure de gloire à la fin du XIXe siècle où les ouvriers surexploités, effectuaient des horaires impossibles, où la main d'œuvre étrangère notamment celle venue d'Italie était embauchée pour des salaires de misère. On y découvre les maîtres-verriers, le travail harassant des souffleurs de verres, l'enfer de la chaleur des fours. Nicole Provence met surtout l'accent sur les conditions impitoyables d'exploitation des enfants appelés "les gagnoles", recrutés en Italie et embauchés dans ces verreries, enfants à qui le travail tant devant les fours que derrière les lourdes brouettes de charbon était exigé, ils mourraient en grand nombre par malnutrition, manque d'hygiène, les mains et la figure brûlées, le dos et les épaules cassés. De pauvres gosses exténués au corps malingre traités comme du bétail, sous-payés et non secourus, ni soignés, parqués dans des locaux vétustes sans eau, ni chauffage. 

Mais c'est aussi l'appât du gain et les questions d'héritage qui viennent durcir le tableau. Une machination diabolique au sein d'une famille de gros propriétaires verriers qui va nous entraîner dans une affaire de meurtres où certains membres sont prêts à tout pour s'approprier l'usine à part entière, entreprise qui était gérée par deux frères dont les enfants en seront les futurs gérants. La place des femmes dans la Société est aussi un des sujets brûlants de cet ouvrage car, lors du mariage, celle-ci léguait sa fortune à son époux, et n'avait aucun pouvoir de gestion. Une jeune femme à la tête d'une verrerie, était-ce envisageable dans cette fin de XIXème siècle ? Énigmes, machinations, coups bas, tout sera permis. 

Et l'amour dans tout cela ? Sera-t-il au RDV ? 

Merci Nicole pour ce beau roman et merci aux Editions C Bonneton et à Hélène en particulier pour l'envoi en SP.

Mon résumé

Fin XIXe siècle, Givors dans le Rhône, Luciane, une jeune fille, orpheline, sera à sa majorité l'héritière d'une usine de verre. En effet son père Frédéric majoritaire à 80% des parts étant mystérieusement décédé, c'est son oncle Joseph possédant les 20 % restants qui devient son tuteur légal. Elle grandit dans la demeure paternelle entourée des gens de maisons, loin de son oncle et de son cousin qui ne se soucient pas d'elle, ni de son éducation. Mais l'heure de sa majorité approche à grands pas et Joseph n'entend pas à ce qu'elle découvre son statut d’héritière ; en la mariant à son fils Werner, la totalité des parts leur reviendraient de droit.  

Luciane quant à elle, a bien grandit, ne se souciant pas trop de son avenir, elle se rend discrètement un soir à la verrerie et admire les souffleurs de verre, notamment un en particulier, Adelmo un bel Italien. Elle n'a d'yeux que pour lui et revient souvent en cachette l'admirer, il la découvre, c'est le coup de foudre pour tous les deux.  A force de côtoyer la verrerie, elle prend conscience avec effroi des conditions de vie des enfants, les gagnoles, venus tout droit d'Italie. Elle décide d'aller voir le notaire concernant sa part d'héritage pour pouvoir leur venir en aide, c'est alors qu'elle apprend qu'elle est l'héritière en titre de la verrerie, et comprend le revirement de cet oncle et de son cousin qui tout à coup lui prêtent intérêt ! 

Adelmo le bel Italien pour qui son cœur bat est là pour l'épauler mais Werner le cousin éconduit ne l'entend pas de cette oreille.

José

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