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Antipodes - Sébastien KULEMANN

Que fuit le narrateur en acceptant, à vingt-deux mille kilomètres de l’hexagone, un poste en Nouvelle-Calédonie ?

4ème de couverture

Que fuit le narrateur en acceptant, à vingt-deux mille kilomètres de l’hexagone, un poste en Nouvelle-Calédonie ? À l’autre bout du monde, il découvre ce territoire français considéré par l’ONU comme l’une des dernières colonies de la planète. Un territoire où coexistent deux univers, sans rapport l’un avec l’autre : la « brousse » et la capitale, Nouméa. Nouméa. Étrange microcosme vivant encore à l’heure des années 1980. Ici, on vit bien. Très bien même. On s’y amuse, on y joue, on profite toute l’année du soleil et de la mer. Pour ceux qui vivent-là, l’idée d’indépendance n’a aucun sens. Dans l’esprit de ceux qui comptent, en tout cas : dans l’esprit des Blancs. Ils sont gentils, insouciants et volontairement aveugles à la pauvreté et la misère qu’ils côtoient Nouméa. Petite ville, perdue dans le Pacifique. Elle rappelle pourtant étrangement au narrateur une autre ville, très loin de là : Monaco. Dans les années 1980, alors qu’il était adolescent, un oncle fortuné l’invitait en vacances. Chaque été, les amis de son oncle venaient aussi. Des gens révulsés et ulcérés par la récente victoire de François Mitterrand et l’arrivée de la gauche au pouvoir. Des hommes, exclusivement. Ou presque. Des hommes aigris, malsains, méprisants. Des hommes vicieux, souvent. Des hommes dangereux, parfois. Chaque année, le narrateur allait en vacances à Monaco. Mais pourquoi ? Nouméa va le lui dire.

Mon avis

Je viens de lire ce livre que m'a gentiment adressé l'auteur. Un ouvrage qui m'a un peu décontenancée par son thème. Qu'en dire ? Difficile de m'exprimer, je ne m'attendais pas à lire ce genre d'histoire sans amour, sans sentiments et aux mœurs dissolues. Mais je vais essayer de l'analyser. 

Les agissements de certains adultes peuvent marquer à jamais un être, surtout en pleine préadolescence ou adolescence et dévier son destin à tout jamais. Un choc émotionnel peut déboucher sur différentes réactions, suicide, alcoolisme ou amnésie traumatique.

Je pense que c'est ce qu’a voulu nous démontrer l'auteur dans ce roman, c'est du moins tel que je l'ai interprété. Le déni ! 

  • Entre Nouméa et Monaco.
  • Entre riches et pauvres.
  • Entre monde des affaires et corruption.
  • Entre innocence et perversité.
  • Entre acceptation et refus.
  • Voilà une belle série d'antipodes ! Il n'y a pas que les kilomètres qui peuvent opposer.

Que fuit le personnage principal pour accepter un poste administratif en Nouvelle Calédonie, bien loin de la France ? Pourquoi a-t-il accepté cet exil ?

Aussitôt arrivé, il visite cette magnifique île afin d'en découvrir tous les endroits et tel un guide chevronné, nous en vante sa beauté. 

C'est en parcourant cette contrée au bout du monde où il fait beau toute l'année, où le soleil brille et où les blancs vivent chichement, à Nouméa en particulier, que ses souvenirs de vacances chez son oncle à Monaco dans les années 80, vont lui revenir en pleine face.

Lorsqu'il était obligé de se rendre chez cet homme autoritaire, chef de famille, riche homme d'affaires, escroc et aux mœurs particulières. 

Chaque été de nombreux visiteurs corrompus ou pas venaient sur son bateau, essentiellement des hommes aux mœurs dissolues. Pourquoi ces images refont surface face à Nouméa ? Qu'a-t-il occulté ? Pourquoi ce malaise en lui ?

La vue sur ce Nouméa luxueux, sur cette vie facile pour certains nantis, faite d'oisiveté, de plage, de mer, d'exposition de richesses et d'exhibitions réveille en lui un grave traumatisme, tout refait surface ! 

Quelle sera sa réaction ?

Je vous incite à le découvrir.

Merci Sébastien KULEMANN pour m'avoir sortie de ma zone de confort, merci pour votre envoi et votre gentille dédicace.

Un livre qui porte à réfléchir !

José

 

 

Mon résumé

Nouméa en Nouvelle Calédonie, le personnage principal vient d'accepter un poste administratif, où il est détaché pour 4 ans. Pourquoi cet exil ? Que fuit-il ? Aussitôt arrivé, il visite cette île de toute beauté mais constate deux univers, la brousse et la capitale ; les blancs en poste vivent très chichement, une sorte de bourgeoisie, voire aristocratie s'est installée dans les plus beaux quartiers où ils sont aveugles à la pauvreté.

Tout cet étalage de biens le ramène dans les années 80, à ses souvenirs de préadolescence et adolescence, lorsqu'il allait chaque année en vacances chez son oncle à Monaco. Un homme autoritaire, patriarche de toute la famille, riche homme d'affaires, mais aux transactions louches, escroc, aux mœurs particulières. Il se souvient de ses invités qui venaient sur le bateau, essentiellement des hommes, dangereux, vicieux, dépravés et ulcérés par l'arrivée de la gauche et de François Mitterrand au pouvoir. Des mois d'été faits de débauches et d'étalages en tous genres.

Puis un soir, sa jeunesse a été marquée au retour de boîte de nuit et a laissé des traces mais lesquelles ? Qu'occulte-t-il ? Il ne se souvient pas !  Un milieu dépravé, malsain auquel deux de ses cousins avant lui, n'ont pas résisté. L'un s'est suicidé, le second est tombé dans l'alcoolisme.

Aussi, ce jour-là, lorsqu'à Nouméa, le long de la plage où il se promène, il observe un baigneur en train de se doucher il remarque tout de suite sa façon si précieuse et si féminine de se frotter, il ne supporte pas, alors lorsque ce visage lui sourit, il voit rouge, un gros traumatisme se réveille, le choc émotionnel ressenti lui fait perdre tout contrôle ! 

Que va-t-il faire ?

José

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